4 ans de victoires

Du 15 au 29 novembre prochains, les locataires HLM éliront leurs représentants. Au Pays Basque, Alda présente des listes et candidats chez Habitat Sud Atlantic, Office 64, CDC Habitat pour vous représenter et défendre vos droits !

 

Une bourse d’échange pour changer de logement

C’était une mesure phare du programme porté par Alda pour les élections en 2022 : la Bourse d’échange des Logements (BEL) a vu le jour début 2024 au Pays Basque, suite au travail et à la mobilisation pendant plus d’un an du collectif de locataires Alda Mutations. Sorte de “Bon coin” du logement, la BEL met en relation directe les locataires qui veulent un logement plus grand parce que la famille s’est agrandie, ou bien dans une résidence avec ascenseur s’ils ont des problèmes de santé ou encore dans une commune proche de leur travail… et ce quel que soit l’office HLM. Alors que la crise du logement est telle que 3000 personnes sont en attente de mutation dans le parc social, la BEL est une réponse concrète et efficace pour faciliter les changements de logement. Si vous aussi vous voulez changer de logement mais que votre demande de mutation n’aboutit pas, inscrivez-vous sur la Bourse d’échange sur www.bel-nouvelleaquitaine.fr et contactez Alda pour vous accompagner.

 

 

 

Un local pour les habitants du quartier

Depuis avril 2024, le collectif Mieux Vivre au Grand Basque avec Alda (Bayonne) n’avait pas de local dans son quartier pour se réunir et tenir ses permanences qu’il organisait… sous une tente !

Déterminés et jamais résignés, les membres du collectif ont obtenu le soutien massif des habitants du quartier (152 signataires sur 154 locataires rencontrés) et c’est gagné ! En août, le collectif a appris que, suite à l’intervention d’HSA, le collectif Mieux Vivre au Grand Basque avec Alda pourra utiliser un local dans le quartier ! De quoi pouvoir accompagner au mieux les locataires pour résoudre leurs problèmes, mais aussi animer un espace d’échange, d’informations et de convivialité !

 

Sauvée par le gond

Stéphanie, 49 ans : “J’habite dans un logement d’HSA et, depuis 2024, plusieurs portes ne fonctionnaient plus. Quand j’ai contacté l’office HLM, il m’a répondu qu’il fallait que je change les gonds, pour une facture de 837€ € à ma charge (pour deux portes seulement quand il fallait qu’elle en change quatre) ! Alda m’a expliqué que l’entretien des gonds est à la charge des locataires mais vu que la résidence était presque neuve (2019), c’était probablement un défaut de construction. J’ai pu faire valoir mes droits, et HSA a finalement changé à ses frais tous les gonds cassés !”

 

 

Un quartier intégralement réhabilité

Au quartier de Cam de Prats (Bayonne), le collectif de locataires Alda a du pain sur la planche : ce quartier aux logements mal isolés dont nous parlions dès le tout premier numéro de ce journal connaît aujourd’hui un vaste de plan de réhabilitation d’un montant de 15 millions d’euros ! Le collectif Alda Cam de Prats participe activement à l’évolution du projet pour être sûr que l’avis des locataires est bien pris en compte. Ils conçoivent notamment ensemble l’aménagement des espaces extérieurs. Faire le lien entre les locataires et l’office HLM, porter la voix collective pour nos problèmes et nos envies, c’est ça Alda !

 

 

 

 

 

Malades à cause de l’humidité

Louise, 33 ans : “Avec mon conjoint et mes deux enfants de 11 et 6 ans, nous avons emménagé à la Petite Zup à Bayonne en 2020. Rapidement, nous nous sommes rendus compte que notre logement était humide. Nous avions beau nettoyer sans cesse, des traces de moisissures revenaient. L’asthme de mon fils aîné s’est mis à empirer, et ma fille aussi a commencé à être asthmatique. L’état de santé de Marc, mon conjoint, s’est aussi dégradé. Des analyses ont montré qu’il avait deux champignons liés aux moisissures dans le sang. Il a été déclaré inapte au travail et licencié. Avec le soutien d’Alda, nous avons multiplié les démarches auprès des offices HLM pour être relogés et que l’appartement soit restauré. Plus d’un millier de personnes a signé une pétition pour nous soutenir ! Notre situation n’est pas isolée : Alda a fait un porte-à-porte géant et révélé qu’un logement sur deux était touché par des problèmes d’humidité et que 71,5 % des locataires touchés par l’humidité avaient un problème de santé. Cet été, nous avons obtenu l’attribution d’un nouveau logement : nous allons enfin pouvoir respirer. Aupa Alda !”

 

Après un congé pour vente, ils sont enfin relogés !

Eliane, 68 ans et Franck 62 ans :

“Il y a plus de 3 ans a commencé le début d’un cauchemar : le propriétaire de notre logement à Anglet, dans lequel nous habitions avec mon conjoint et nos deux filles, a décidé de vendre l’appartement. Ce dernier nous a donné un congé pour vente, uniquement pour faire un profit presque du simple au double, excluant de vendre à un investisseur qui aurait pu nous garder locataires.

Nous avons fait appel à l’association Alda qui nous a assistés dans les diverses démarches entreprises. Face à un propriétaire inflexible, notre avocate qui travaille avec Alda a saisi la justice.

Pour partir du logement, nous avons fait de nombreuses recherches dans le parc privé, déposé une demande de logement social. Quand le propriétaire a demandé une procédure d’expulsion, nous avons fait un recours DALO (Droit Au Logement Opposable) : il permet à des personnes en attente de logement social et dont la situation justifierait une attribution de faire valoir leur droit à être logé. Après des mois d’insécurité et la crainte de nous faire expulser de notre appartement sans relogement possible, grâce à la pression d’Alda à tous les niveaux depuis des années, nous avons réussi à obtenir un logement chez Office 64 dans lequel nous avons dû emménager fin août.

Notre histoire n’est malheureusement pas un cas isolé : au Pays Basque de nombreux locataires qui n’ont jamais failli à leurs obligations se retrouvent menacés d’expulsion à cause de congés vente.

Nous tenons à remercier vivement l’association Alda pour leur grand soutien !

Eliane et Franck