Le préfet des Pyrénées-Atlantiques Jean-Marie Girier a refusé d’accorder à Alda l’agrément d’association de défense des consommateurs. Une décision politique injuste qui prive les habitants du Pays Basque d’un outil clé et bafoue des années d’acquis pour le droit de vivre et se loger au Pays.

Un agrément pour faire respecter les intérêts collectifs 

Depuis sa création en octobre 2020, l’association de défense des droits des habitants des quartiers et milieux populaires Alda a soutenu plus de 5 000 personnes dans leurs problèmes du quotidien. Chaque semaine, 450 dossiers ouverts sont pris en charge par des équipes de bénévoles répartis entre Bayonne, Saint-Jean-de-Luz et Hendaye, proposant des accompagnement administratifs, techniques ou juridiques pour des problèmes relevant du logement mais également de tous les aspects de la vie quotidienne, hors monde du travail (consommation, assurances, etc). 

En août 2025, l’association a déposé une demande auprès de la Préfecture pour être agréée “association de défense des consommateurs”, agrément lui permettant de défendre en justice les intérêts collectifs des consommateurs, par exemple en se constituant partie civile contre une agence ou une entreprise frauduleuse. 

Une demande rejetée par le préfet qui considère que  “les modes d’actions entrepris dans certains cas, qui consistent à dénoncer publiquement des agences ou des propriétaires en occupant de force des lieux privés ou en organisant des manifestations ou occupations de la voie publique non-déclarées ne paraissent pas compatibles avec les principes de l’engagement républicain.”  

5 ans d’engagements pour faire respecter le droit

Une décision qui bafoue 5 années d’engagement pour faire respecter le droit car, depuis sa création, Alda a : 

  • Fait respecter le droit quand il est violé par des propriétaires véreux ou des agences peu scrupuleuses : fraude à la compensation, non-respect de l’encadrement simple et renforcé des loyers, etc… 
  • Contribué à faire évoluer la législation et joué un grand rôle pour la mise en place d’un règlement de compensation mettant un coup d’arrêt à la transformation des logements en Airbnb permanents, pour l’application de l’encadrement des loyers sur la zone tendue du Pays Basque, ou encore dans de nombreux amendements, textes législatifs ou auditions au niveau français (et même européen !)
  • Fait évoluer les pratiques : suite aux actions d’Alda, création sur le territoire d’un outil unique dans l’Hexagone, le Comité de lutte contre les baux frauduleux par… le préfet et le procureur de la République ! 

Qui trouble réellement l’ordre public ? Ceux qui défendent les locataires et consommateurs lésés ou les marchands de sommeil et charlatans qui imposent à des milliers de locataires des conditions de logement indignes et profitent de la situation de tension du logement ? 

De la part du préfet connu pour avoir tenté de retirer des subventions à l’association Alternatiba qui organisait des formations à la désobéissance civile à Poitiers lorsqu’il était préfet du département de la Vienne, cette décision relève plus de la posture idéologique que d’un véritable souci de l’ordre public. 

Ensemble, mobilisons-nous pour la défense des droits des habitants des quartiers et milieux populaires ! 

Pour signer la pétition, c’est ici : https://petitions.alda.eus/petition/org/alda/refus-dagrement-par-le-prefet