𝗠𝗮𝘅 𝗕𝗿𝗶𝘀𝘀𝗼𝗻 𝗻𝗲 𝗿𝗲𝗰𝗲𝘃𝗿𝗮 𝗽𝗮𝘀 𝗔𝗹𝗱𝗮… 𝗺𝗮𝗶𝘀 𝗳𝗲𝗿𝗮-𝘁-𝗶𝗹 𝗾𝘂𝗲𝗹𝗾𝘂𝗲 𝗰𝗵𝗼𝘀𝗲 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗹𝗲 𝗱𝗿𝗼𝗶𝘁 𝗮𝘂 𝗹𝗼𝗴𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 ?
 
Le sénateur Les Républicains Max Brisson a déclaré aujourd’hui sur ses réseaux sociaux qu’il ne recevra pas Alda. L’association de défense des droits des habitants des quartiers et milieux populaires avait contacté en janvier l’ensemble des sénateurs du Pays Basque (Max Brisson, Frédérique Espagnac et Denise Saint-Pé) – comme elle l’avait fait auparavant avec les députés du territoire – pour les alerter sur l’importance de soutenir et défendre la loi prolongeant et améliorant l’encadrement des loyers portée le député Iñaki Echaniz. Celle-ci n’est toujours pas inscrite à l’ordre du jour du Sénat, alors que le temps presse : l’encadrement des loyers pourrait disparaître en novembre si les parlementaires ne s’en emparent pas.
Fin de non-recevoir côté Max Brisson, qui préfère visiblement les posts facebook au dialogue avec les associations de son territoire pour défendre le droit de vivre et se loger au pays.
 
 
𝗣𝗼𝘂𝗿 𝗮𝘃𝗼𝗶𝗿 𝘂𝗻 𝗱𝗲́𝗯𝗮𝘁 𝗱𝗲́𝗺𝗼𝗰𝗿𝗮𝘁𝗶𝗾𝘂𝗲… 𝗶𝗹 𝗳𝗮𝘂𝘁 𝗱𝗲́𝗯𝗮𝘁𝘁𝗿𝗲
 
 
Le sénateur considère les méthodes d’Alda “indignes du débat démocratique”. Alda, de son côté, rappelle que pour qu’il y ait un débat démocratique… il faut déjà pouvoir se parler. L’association échange d’ailleurs très régulièrement avec des élus de différentes tendances politiques et à différentes échelles, pour faire entendre la voix des habitants des milieux populaires. Alda a déjà été reçue par plusieurs préfets, deux ministres du Logement (Pascal Vergriete et Guillaume Kasbarian) ou leur cabinet (Valérie Létard), est régulièrement auditionnée à l’Assemblée nationale pour apporter sa contribution à l’élaboration de lois ou par d’autres institutions, a été auditionnée par le Parlement européen sur l’impact des meublés de tourisme… et a même répondu à la sollicitation d’une certaine Emmanuelle Brisson, alors candidate aux élections législatives. Qui refuse le débat ?
 
 
𝗦’𝗲𝗻 𝗽𝗿𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲 𝗮𝘂𝘅 𝗮𝘀𝘀𝗼𝗰𝗶𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀…𝗾𝘂𝗶 𝗳𝗼𝗻𝘁 𝗿𝗲𝘀𝗽𝗲𝗰𝘁𝗲𝗿 𝗹𝗮 𝗹𝗼𝗶
 
 
Puisque Max Brisson semble oublier l’impact des actions d’Alda sur le respect de l’État de droit et du droit au logement, rafraichissons-lui la mémoire. C’est grâce aux occupations d’Airbnb frauduleux par Alda que la multinationale s’est mise en conformité avec la loi et n’a plus publié d’annonces sans numéro d’enregistrement, comme elle se permettait de le faire. C’est aussi grâce à ces mêmes occupations et identifications de propriétaires fraudeurs que la direction nationale d’Airbnb avait rencontré Alda par réunion téléphonique, et accepté d’enfin respecter la loi après des années d’illégalité et de totale impunité ! Et c’est ainsi qu’à partir de 2021, de nombreux propriétaires de meublés de tourisme sont allés déclarer leurs locations aux mairies et offices de tourisme, afin de se régulariser. Puis, que la Communauté d’Agglomération Pays Basque a voté à une écrasante majorité pour un règlement de compensation très contraignant mettant fin à la transformation des logements à l’année en meublés de tourisme permanents.
 
Ce sont toujours ces actions qui ont permis de rendre visible le problème des baux frauduleux et pratiques locatives abusives foisonnantes au Pays Basque… ce qui a conduit à la création par le Préfet et le Procureur de la République de l’époque d’un “Comité de lutte contre les baux frauduleux” afin d’assainir le marché locatif au Pays Basque et mettre fin aux pratiques abusives de certains propriétaires. Alda ne se « substitue pas à la justice » : au contraire, elle participe de son bon fonctionnement et a même été reconnue comme partie civile dans le procès de l’agence immobilière Homies Holidays, dont elle avait rendu publiques les fraudes.
 
 
𝗤𝘂𝗶 𝗱𝗲́𝗳𝗲𝗻𝗱 𝗹𝗲 𝗱𝗿𝗼𝗶𝘁 𝗮𝘂 𝗹𝗼𝗴𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 ?
 
 
Ce qui est indigne, pour Alda, ce sont les conditions de vie et de logements de milliers de personnes au Pays Basque et l’impunité des propriétaires voyous. Car pendant que Max Brisson refuse de dialoguer avec Alda, la crise du logement continue de frapper de plein fouet les habitants du territoire, et notamment les plus modestes. L’encadrement des loyers (qui a permis aux locataires accompagnés par Alda d’économiser en moyenne 2300 € par an en 2025) est une mesure profondément sociale qui stoppe la flambée des loyers. Si la loi votée en première lecture à l’Assemblée nationale n’est pas débattue dans les plus courts délais au Sénat, elle risque bien de ne pas être votée à temps pour éviter la disparition de l’encadrement des loyers en novembre 2026. Que fait M. le sénateur ? Son vote très récent en faveur de la très polémique et dangereuse loi “Choc” (qui détricote notamment la loi SRU obligeant les communes urbaines à produire du logement social) laisse penser que non content de défendre l’impunité des multipropriétaires fraudeurs, Max Brisson veut aussi s’attaquer au logement social.
 
Alda espère que les autres élus du territoire sauront, eux, respecter le dialogue et poursuivre le débat démocratique qui a permis, ces dernières années, de grandes avancées en faveur du droit au logement !