Régulièrement, des habitants de la côte basque viennent se plaindre auprès d’Alda des pratiques peu scrupuleuses qu’ils subissent de la part de certains agents immobiliers…Tour d’horizon non exhaustif…

Celui qui cherche un logement pour un membre de sa famille 

Laurence, résidente à Biarritz, raconte : “Avant l’arrivée du covid, des agents immobiliers venaient régulièrement dans ma résidence faire du démarchage”. Suite à plusieurs plaintes pointant du doigt cette méthode abusive, les agents immobiliers se sont renouvelés. Un jour Laurence reçoit un petit mot écrit à la main. “C’était un individu qui cherchait un logement à l’achat pour quelqu’un de sa famille et qui demandait à être contacté si nous étions amenés à vendre le nôtre”. Manque de bol, Laurence a du flair quand il s’agit de charlatans du logement. “J’ai essayé de l’appeler et je suis tombée sur sa messagerie dans laquelle il donnait son identité. Deux clics sur google ont suffit : il s’agissait en réalité d’un agent immobilier !”.

Ceux qui se font passer pour un petit couple sympathique

À Saint-Jean-de-Luz, Jean-Pierre a reçu dans sa boîte aux lettres un mot manuscrit. “Un couple de locaux à la recherche d’un bien et qui aurait missionné un conseiller en immobilier du fait de la complexité du marché”… Un couple en toc, oui ! 


Un service “en toute discrétion”

 

Après le décès de sa grand-mère, Haizea et sa famille ont bataillé pour essayer de garder la maison familiale de Bidart, malgré les frais d’héritage extrêmement coûteux. Repérés par des agences immobilières (probablement en observant les hypothèques recensées par les notaires !), ils reçoivent à présent des sollicitations régulières (à l’adresse de la maison…mais aussi des autres membres de la famille !). Nous proposons un service de transaction traditionnel ou en toute discrétion (sans vitrine et sans passage de publicité avec photos) afin de préserver votre intimité”  peut-on lire sur l’un d’entre eux.  “Cette phrase est quand même super révélatrice. Ils savent qu’ils vendent le Pays Basque aux riches étrangers pour des résidences secondaires, et, sachant la situation tendue, ils proposent de le faire discrètement. Ça me rend tellement triste, impuissante et en colère !” témoigne Haizea.