1909€ remboursés : plus c’est gros, plus ça passe !
Colas a 20 ans et travaille en CDI dans un magasin. Il a trouvé une chambre dans une colocation à Anglet, qu’il paye 550 € par mois, soit 236 € de trop par rapport au loyer de référence. Sans compter les charges, complètement farfelues : sa propriétaire prend un forfait pour la vétusté des meubles, et compte 60 € de ménage. Cerise sur le gâteau : il s’agit d’une “location saisonnière”. Alertés, les bénévoles d’Alda épluchent alors le bail frauduleux et prennent contact avec la propriétaire pour lui rappeler la loi. Après plusieurs semaines de discussion, celle-ci finit par entendre raison. Elle rembourse à Jules les loyers trop-perçus et les charges indues pour un total de 1909 €, régularise la durée du bail et aligne le montant du loyer sur le loyer de référence. Comme quoi : ensemble, on gagne !
Dépots de garantie : stop aux abus !
Les abus aux dépôts de garantie (cautions) ne sont pas rares, au point que plusieurs bénévoles d’Alda sont spécialisés dans leur traque et l’accompagnement des locataires lésés. Colin et sa compagne, 30 ans, ont habité à Biarritz un T2 de 45 m2 qu’ils payaient 990 €. Lorsqu’ils en partent en septembre dernier, les propriétaires les informent qu’une somme de 400 € sera retenue sur leur dépôt de garantie. Motif ? Un matelas à remplacer, alors que celui-ci avait été jugé en bon état lors de l’état des lieux de sortie. Colin est dépité, d’autant qu’il était prévu que le couple laisse l’appartement deux semaines en été pour que leurs propriétaires viennent en vacances (c’est bien évidemment illégal), sans aucun état des lieux spécifique do
nc rien pour prouver l’état du matelas. Le couple se tourne alors vers Alda pour récupérer ces 400 €. Bien leur en a pris : les bénévoles d’Alda ont découvert que non seulement les propriétaires faisaient de la rétention illégale de dépôt de garantie, mais qu’ils avaient en plus augmenté le loyer entre deux locataires, ce qui est illégal en zone tendue. Face à la mauvaise foi des propriétaires, et accompagnés par l’association, le couple met en demeure les propriétaires. Résultat des courses : au lieu des 400 € attendus, Colin et sa compagne récupéreront finalement 1400 € de remboursement de trop-perçus ! Tel est pris qui croyait prendre.
Houda, 32 ans, a vécu à Anglet une histoire similaire : son agence immobilière voulait lui retenir 540 € sur son dépôt de garantie, malgré un état des lieux de sortie conforme à celui d’entrée. Sauf que pour Houda aussi
le loyer avait été illégalement augmenté depuis le dernier locataire, donc Alda s’est rendue compte que celle-ci avait payé 400 € de trop son loyer. Accompagnée par Alda, Houda a contesté ces abus devant la commission départementale de conciliation : non seulement elle a récupéré 346 € de dépôt de garantie, mais en plus elle s’est vue rembourser 440 € de loyers trop-perçus !
Fanny, quant à elle, ne voyait toujours pas la couleur de son dépôt de garantie, malgré l’engagement de son agence immobilière à lui rendre, et ses multiples relances. Elle s’est alors tournée vers Alda, qui connaissait bien l’agence en question : il a suffi d’un mail avec Alda en copie pour que, comme par enchantement, le dépôt de garantie apparaisse sur le compte en banque de Fanny !
Homies Holidays condamné en appel !
Décidément : l’agence biarrote Homies Holidays, qui avait contesté en appel sa condamnation par le tribunal de Bayonne, a été de nouveau condamnée par le juge de Pau. En mars 2022, Alda avait dénoncé les pratiques abusives de cette agence qui faisait signer en septembre, quand ses locataires signaient leurs contrats de location, des préavis post-datés de mai, et ce pour les faire partir avant l’été et louer leurs biens au prix fort. Suite à une enquête et un procès exemplaire lors duquel le Procureur de la République avait souligné la gravité de la crise du logement et l’utilité des actions menées par Alda, l’agence avait été sévèrement condamnée. Homies Holidays et sa dirigeante Julie Hoang avaient ensuite fait appel…avant de reconnaître leur culpabilité. Le juge d’appel de Pau a ainsi prononcé le 16 mars 2026 dernier une peine de 10 000 € d’amende dont 5 000 € avec sursis. Sa dirigeante a donc été condamnée à verser une amende de 5 000 €. Les locataires lésées recevront respectivement 500 et 1000 € de dommages et intérêts ainsi que le remboursement des frais de justice. Alda a, quant à elle, été reconnue partie civile et l’agence devra lui verser 1 € d’indemnisation symbolique.
Canaille + : contrat TV abusif
Lara dispose d’un contrat téléphonique classique chez SFR depuis quelques années. Elle découvre un jour sur son compte bancaire l’apparition d’une nouvelle ligne de dépenses : 17,99 € par mois pour son abonnement à Canal +… Pourtant Lara n’a jamais souscrit de contrat à Canal +, ni donné son accord ni verbalement ni par écrit à la mise en place d’un tel contrat. Elle n’a jamais utilisé le service, dont elle n’avait même pas connaissance. Ça fait cher la chaîne en clair ! Contactée, Canal + explique que le contrat a été passé par un conseiller SFR suite à une discussion avec Lara…qui n’a jamais eu lieu ! Aidée par les bénévoles du groupe “consommation” d’Alda, familiers des pratiques abusives de SFR, Lara demande le remboursement : ni une ni deux, celle-ci reçoit un chèque la remboursant intégralement. Dans la catégorie filous, avec SFR, Canal + fait vraiment la paire.