La guerre et l’impérialisme se répandent à grande vitesse. Le droit international est balayé par Trump et ses alliés. L’extrême droite, montant les classes populaires les unes contre les autres, étend son influence à travers le monde. Les inégalités de richesse n’ont jamais été si fortes depuis des décennies. Les milliardaires achètent les médias et diffusent leur idéologie. Le coût de la vie, du logement à la flambée des prix de l’énergie, rend la vie impossible aux classes populaires. Les expulsions locatives ont doublé depuis l’arrivée de Macron au pouvoir. Le logement social, déjà très insuffisant, fait régulièrement l’objet d’attaques.
Le gouvernement français fait passer les intérêts des géants de l’agro-industrie avant notre santé, malgré les millions de signataires contre la loi Duplomb ou les alertes sur le cadmium. Total augmente ses investissements dans le pétrole et le gaz, et abandonne ses projets d’énergie renouvelable. La menace planétaire du dérèglement climatique est ignorée, au mépris de notre avenir commun sur Terre. Au Pays Basque, les attaques se multiplient contre la mesure de compensation qui permet de sauver ou récupérer des milliers de logements vampirisés par Airbnb. L’extrême droite obtient pour la 1e fois un élu à Bayonne et à l’agglomération…
Alors à quoi bon ? A quoi bon se révolter ? A quoi bon lutter ? L’impuissance, le fatalisme et la résignation menacent. Et les puissants de ce monde ont tout intérêt à alimenter ce sentiment pour protéger leurs intérêts, leur richesse et leur domination.
Pourtant, nous pouvons améliorer notre quotidien et celui de nos proches. Nous pouvons peser sur les décisions, collectivement, et faire changer les choses. Face à un système capitaliste qui pousse à nous individualiser, face à l’extrême droite et ses relais qui prospèrent sur la colère et le ressentiment, regroupons-nous pour une société plus soutenable, plus juste et plus solidaire.
Les exemples de luttes et de victoires collectives ne manquent pas et la date du 1er mai, journée internationale des travailleurs et travailleuses, en est un symbole. Le mouvement ouvrier a gagné les congés payés, la réduction du temps de travail et le droit de s’organiser collectivement face au patronat par la grève ou les syndicats. Le mouvement féministe a remporté des droits fondamentaux pour les femmes et les minorités de genre du droit de vote à l’inscription du droit à l’IVG dans la constitution. Aux Etats-Unis, le mouvement des droits civiques a mis fin à la ségrégation et a accédé au droit de vote.
Quand au Pays Basque les habitants s’organisent, les victoires sont nombreuses et nos vies changent. Quand nous décidons que nos enfants grandiront dans la langue basque, nous pouvons monter un réseau d’ikastola qui scolarise aujourd’hui 4300 enfants. Quand nous nous regroupons pour relocaliser notre économie, nous mettons en place la plus grande monnaie locale d’Europe, l’eusko. Quand nous nous unissons face à la crise du logement, nous stoppons net Airbnb et nous faisons appliquer l’encadrement des loyers contre la tyrannie du marché libre.
Nombreuses sont les manières de s’organiser efficacement, pour défendre ses droits et établir une société meilleure : syndicats, coopératives, associations, collectifs de quartiers…
Alors, reprenons nos vies en main et n’attendons pas que la solution tombe d’en haut.
Faisons le premier pas vers l’action collective à la manifestation vendredi 1er mai. Rendez-vous à 11h00 devant la gare de Bayonne
Tout est question d’organisation. Ensemble on gagne !
